Pour les Journalistes

Vos questions fréquentes :


Questions d’ordre général

QU’EST CE QUE LE MOISSONNAGE DE BROUILLARD?

Moissonnage du brouillard est le nom donné à une ancienne technique, bien établie, et qui s’appelle le captage de brouillard.  C’est une technique qui utilise un filet spécialement tendu entre deux pôles et qui attrape les gouttelettes d’eau présentes dans le brouillard. Grâce au vent qui le pousse, le brouillard traverse le filet, se condense, et tombe dans un contenant placé en dessous de l’unité. Goutte après goutte, la quantité d’eau devient conséquente. Cette technique peut être exploitée dans des régions où il y a peu, ou pas de moyens pour avoir accès à l’eau qui utilisent les moyens conventionnels.

Y-A T-IL UNE COMPOSANTE HISTORIQUE A CETTE TECHNIQUE?

Dans son livre, La capitatión del agua de la niebla en la isla de Tenerife (Caja Canarias: Santa Cruz de Tenerife, 2003), Vicky Marzol démontre comment cette technique fût utilisée par les autochtones des Iles Canaries qui ramassaient l’eau de brouillard à partir du gros  feuillage sur lesquels les gouttelettes se condensaient et  glissaient pour  tomber dans des trous creusés auparavant sous ces arbres.

EST CE QUE CETTE TECHNIQUE PEUT ETRE UTILISEE LA OU ON TROUVE DU BROUILLARD?

Le brouillard est composé de gouttelettes d’eau (qui mesurent entre 1 μm à 40 μm) et ressemble aux nuages, sauf que sa base tend vers la terre. Le brouillard est présent surtout dans les régions avec des climats tropicaux, tempérés, et arides. Il y a, cependant, des types différents du brouillard ; le brouillard des vallées ou des régions costales est moins productif que celui trouvé dans les montagnes. Ce dernier est porteur d’une grande quantité de gouttelettes. Donc le brouillard des régions costales ne produit qu’une quantité limitée quand on utilise la technique actuelle de collecte de brouillard vu que la taille des gouttelettes est très réduite et elles passent au travers des filets sans être attrapées.

EST CE QUE LA COLLECTE DE ROSEE EST LA MEME QUE LA COLLECTE DE BROUILLARD?

La collecte du brouillard et le moissonnage de la rosée sont deux techniques différentes parce que brouillard et rosée sont deux phénomènes naturels différents. Si le brouillard est formé de gouttelettes suspendues dans l’air, la rosée est un film liquide de l’eau qui se dépose sur la surface du sol ou d’autres objets à cause de la condensation de l’eau dans l’air. Pour cueillir la rosée, des plaques couvertes de différentes matières sont employées. Le rendement de la collecte de la rosée est beaucoup plus réduit que celui du brouillard, mais elle peut être utilisée pour l’irrigation, ou pour soulager la pénurie de l’eau là où  n’existe pas d’alternative ; une telle technique s’emploie en Inde.

POURQUOI LE VENT ET L’ORIENTATION CONSTITUENT-ILS DES ELEMENTS ESSENTIELS POUR LES FILETS CAPTEURS DE BROUILLARD?

Puisque les gouttelettes dans le brouillard sont minuscules, elles bougent horizontalement quand elles sont poussées par le vent. Ces gouttelettes ont une vitesse de chute très basse, et c’est le vent qui les fait bouger à travers les filets verticaux, où elles sont éventuellement piégées. Un vent fort signifie une augmentation de production de l’eau, car il pousse plus de brouillard à travers les filets, mais un vent trop puissant est une force destructive car il peut détruire les unités de collectes de brouillard. La vitesse idéale du vent est 10 s/m-1. L’orientation des filets doit faire face à la direction dominante du vent, laquelle direction doit être dûment établie  au préalable après observation et étude du site.

QUELLES SONT LES ETAPES NECESSAIRES AFIN DE METTRE SUR PIED UN PROJET DE BROUILLARD?

Des étapes variées doivent être évaluées avant de s’engager dans un tel projet:

  1. La classification de la météo et la topographie de la région ;
  2. Un besoin réel et bien articulé pour l’eau ;
  3. La volonté de la communauté à s’engager dans le projet ;
  4. Une période expérimentale d’au moins une année couronné par un succès (établir une bonne moyenne de collecte d’eau de brouillard)
  5. La mise en place d’un système pour  la durabilité du projet dans le temps.

QUELLE EST LA VALEUR LA PLUS BASSE DE L’EAU DE BROUILLARD RAMASSEE QUI REND LE PROJET VIABLE?

Quand nous disons la valeur la plus basse, nous voulons dire la quantité d’eau ramassée pendant une période expérimentale avant d’envisager la possibilité d’un projet à échelle plus grande. L’ONG canadienne FogQuest (l’ONG qui a systématisé et patenté le procédé, www.fogquest.org) considère la période expérimentale comme étape essentielle, qui décide du sort futur de tout projet. Basée sur plusieurs expériences mondiales, FogQuest propose la moyenne de  5 L/m2 comme chiffre potentiellement positif. Les mesures sont faite par le biais d’unités de collection de brouillard standardisées, l’unité est 1L/m2 de filet,  et dont on fait le prélèvement et les mesures quotidiennes pendant une année.

QUESTIONS SUR LE CLIMAT LOCAL ET LES CONDITIONS HYDRIQUES:

QUELLE EST LA MOYENNE DES PRECIPITATIONS DANS LA REGION?

La région de l’Anti-Atlas où le projet de Dar Si Hmad se situe, entre Guelmim et Sidi Ifni, reçoit une moyenne annuelle de < 132mm de PLUIE, avec un nombre limité de journées de précipitation. Le climat de la région est considéré comme climat tropical du désert, selon la classification de Köppen. L’ensemble de ces éléments climatiques créent une forte présence de brouillard dans la région. Un cycle récurrent de la sécheresse dure depuis le début des années 60, et avec les changements climatiques actuels, semble aggraver le manque d’eau.

QUELLES SONT LES TEMPERATURES DE LA REGION?

Pendant la saison sèche, il y a un grand besoin d’eau. La moyenne annuelle de la température est  19.4°C, et en août, la moyenne est de 24.6°C. Ces moyennes sont sur la côte alors qu’à l’intérieur des terres en juillet-août, la température peut dépasser les 40° C avec des chergui secs.

DEPUIS QUAND DURE CETTE SECHRESSE?

Historiquement dans cette région la sécheresse est endémique, mais un type de sécheresse plus grave a été noté pendant les trois dernières décennies. En 1986, il y avait une sécheresse particulièrement difficile et depuis, le niveau de la pluviométrie a chuté  et la désertification avance.

LA POPULATION LOCALE N’A T-ELLE PAS SUFFISEMMENT D’EAU APRES LES INNONDATION DE 2014? POURQUOI LA POPULATION AURAIT-ELLE BESOIN DE L’EAU DE BROUILLARD SI PUITS ET CITERNES SONT PLEINES?

Les changements météorologiques indiquent que la pluie tombée en 2014 ne va pas arriver nécessairement chaque année. Bien que l’année passée ait vu les précipitations records (Guelmim 126 mm en 4 jours en décembre 2014, ce qui a causé des inondations majeures et la perte de vies), cela ne veut pas dire que les mêmes quantités seront disponibles chaque année. En plus, la qualité de l’eau de puits ouverts disponible aux villageois est souvent compromise et continue d’être un vecteur de maladies liées à l’eau. Enfin, bien que les nappes phréatiques soient renouvelées et que les citernes soient pleines, les femmes et les enfants doivent toujours faire le travail de collecte d’eau.  Avec la canalisation installée, l’eau de brouillard potable livrée à l’intérieur des maisons, ceci soulage la population du devoir de chercher l’eau.  Ceci crée aussi un avantage potentiel pour le développement de la région.

QUESTIONS CONCERNANT L’ASSOCIATION DAR SI HMAD ET SON PROJET DE COLLECTE DE BROUILLARD:

COMMENT ET POURQUOI DAR SI HMAD A-T-ELLE LANCÉ CETTE EXPÉRIENCE AU MAROC ?

Le président de Dar Si Hmad, Dr. Aissa Derhem, vivant à l’époque au Canada, a apprit l’existence de cette technologie lorsque l’ONG FogQuest venait de publier en 1989 les résultats de son premier projet fait en Camanchaca (en Chile). L’idée lui a semblé être une forte possibilité pour sa région natale, et étant donné qu’il avait passé toute son enfance dans les montagnes de l’Anti-Atlas, il connaissait bien la présence du brouillard. Dr. Derhem connaissait aussi toutes les souffrances causées par le manque d’eau, et la manière dont ce manque a freiné le développement de la région.

QUAND EST-CE QUE DAR SI HMAD A-T-ELLE LANCÉ LE PROJET DE BROUILLARD ?

Juste après son retour au Maroc en 2000, et avec le conseil de FogQuest, le soutien financier et technique de Dr. Vicky Marzol, Université de la Laguna, Dr. Derhem a installé la première unité de collection de brouillard expérimental sur Boutmezguida. Cette expérience a commencé en juin 2006 et les données ont été recueillies par les opérateurs de la télévision, stationnés au sommet de Boutmezguida quotidiennement.  Plus tard en 2009, Dr. Marzol a ajouté une station météorologique Davis, qui donne les détails constants sur les conditions météorologique, validant encore plus, la mise en échelle du projet. La moyenne journalière dans le monde se situe entre 4 et 10.5 l/m2/j et notre site réalise le maximum soit 10,5 l/ m2/j. En général, les quantités récoltées journellement varient beaucoup.  A Oman, par exemple, on récolte quelques 30l/j mais seulement durant la saison des moussons.  Sur notre site, juillet et août ne donnent rien alors qu’en juin on peut parfois atteindre plus de 50 l/j.

QU’A FAIT DAR SI HMAD À DATE ?

Dar Si Hmad a construit toute l’infrastructure :

  • Unités de collecte de brouillard : 20 double-unités complétées, chacune avec une surface de 30m2, qui nous donne un total de 600 m2. Chaque unité est équipée avec des gouttières, des filtres, des robinets et de la canalisation, liée au premier réservoir  sur la montagne
  • Réservoirs : 7 réservoirs, le premier un double-compartiment de  12 m3 réservoir à Boutmezguida, notre site de collecte de brouillard, 2 grands réservoirs pour le stockage qui comprennent une capacité de 467 m3, et 4 réservoirs brises-charge d’une capacité de 60 m3
  • 5 locaux techniques, le plus important étant le premier observatoire du brouillard dans le monde, ainsi que les 4 autres, tous connectés aux réservoirs brises-charges (veuillez consulter l’illustration)
  • Toute la canalisation à travers un terrain montagneux difficile et dure
  • En plus d’un système de prépayé

L’eau de brouillard passe  par : La filtration UV, sable, et cartouche. Tout notre équipement fonctionne grâce à 6 panneaux solaires.  Notre Observatoire du Brouillard est un centre intégré et 100% écologique en utilisant des énergies renouvelables. L’observatoire a 2 panneaux solaires pour l’électricité, et une toilette Eco-San, sèche et recyclable.

OÙ SE TROUVE LE PROJET EXACTEMENT ?

29° 12′ 30″ N; 10° 01′ 30″ O, au sommet de la montagne Boutmezguida, à 1,225m au-dessus du niveau de la mer, et 30 km à l’intérieur des terres, sud-est de Sidi Ifni. La terre est aride, et les plantes typiques de la région (thym, lavande, cactus inerme) poussent dans ces conditions, ainsi que l’arbre d’argan.
Veuillez consulter la carte.

POURQUOI TROUVE T-ON TANT DE BROUILLARD DANS CETTE RÉGION ?

L’anticyclone de l’Assores et le courant froid des Iles Canaries créent de l’évaporation et de la pression, résultant dans les nuages stratocumulus – les nuages dont la partie inférieure tend vers la terre— qui sont pleine d’eau. Le vent pousse les nuages vers les montagnes, qui sont plus froides que le front de mer, et constitue une barrière naturelle où Dar Si Hmad a installé les unités de collecte de brouillard.

COMMENT EST FAIT LE SYSTÈME ?

filet-systeme

EST-CE QUE L’EAU DE BROUILLARD EST POTABLE ? EST-CE QU’ELLE CORRESPOND AUX NORMES NATIONALES ET CELLES DE L’OMS ?

L’eau du brouillard est pure, sans polluant ou contaminant.

QUEL EST LE POURCENTAGE D’EAU PROPREMENT COLLECTÉ DE TOUTE LA MASSE DE BROUILLARD QUI PASSE À TRAVERS LES FILETS ?

Dans leur article “Costal Location” en Ambio, vol. 20 n°7, nov. 1991, Schemenhauer et Cecereda ont démontré comment une unité de collecte de 12 m2 est a plus de rendement vers le  centre du filet et dont l’efficacité augmente avec la vitesse du vent. Si la vitesse du vent est plus que 3.5 sm, la collecte de l’eau est stabilisée à 65 %. Pour la surface en entier, la production tend généralement vers les 20 %.

QUELLE EST LA DISTANCE QUE PARCOURS L’EAU AVANT D'ARRIVER AUX MÉNAGES?

Grâce à la gravité, l’eau descend de Boutmezguida vers les deux réservoirs de stockage situés à 662 m au-dessus du niveau de la mer. Pour la première section, de la canalisation de 41’’ , elle couvre une longueur de 3500 m linéaire à travers des pentes raides, et est enterrée dans les tranchées de .20 cm2.

Dès que l’eau atteint les deux réservoirs, d’une capacité totale de 464 m3, elle continue sa descente dans les conduites, respectivement de “63, 50”, et 41” sur une longueur de 3700 m linéaire pour arriver au dernier village, Agni Hya, qui est alimenté en eau.

L’eau traverse au total 7200 m linéaire, soit 7 km 200 m dans la canalisation principale.  Il y a aussi des conduites secondaires qui connectent les villages et les conduites tertiaires qui connectent les ménages.

Nous avons aussi construit des regards tous équipés de compteurs, et de régulateurs de la pression d’eau.

Nous avons creusé 6 regards et la première section de 3500 m linéaire, ont deux rôles principaux.  D’abord, nous y plaçons les compteurs d’eau pour localiser toute fuite potentielle. Deuxièmement, nous y installons aussi des régulateurs de pression d’eau. Tous ces regards ont été coulé en béton.

La deuxième partie de 3700 m linéaire a 4 regards, qui ont les mêmes caractéristiques que les autres.

EST-CE QUE L’EAU DE BROUILLARD EST TRAITÉE ?

Non, c’est une eau pure…

QUEL GOÛT A L’EAU DE BROUILLARD ?

Très légère et douce

QUESTIONS CONCERNANT LA COMMUNAUTE ET LES BENEFICIAIRES :

POURQUOI CES COMMUNAUTÉS NE PEUVENT-ELLES PAS CONTINUER À PUISER L’EAU DANS LES PUITS COMME ILS ONT FAIT DEPUIS DES SIÈCLES ?

L’eau souterraine est appauvrie par la surexploitation et la mauvaise gestion. Il y a une diminution des ressources d’eau à cause de la sècheresse  et le changement climatique. La qualité de l’eau est aussi compromise car les puits sont ouverts et exposés et sont des vecteurs de maladies, surtout pour les enfants.

QUEL EST L’IMPACT DE L’EAU LIVRÉE DANS LES MÉNAGES ?

En se basant sur les conclusions d’études   qui évaluent l’impact de livraison de l’eau dans les ménages, les femmes se sentent plus habilitées, il y a moins de dégradation naturelle, et moins de maladie transmissible par l’eau.

QUELLE EST LA MOYENNE DE CONSOMMATION D’EAU DE LA COMMUNAUTÉ ? ET COMBIEN D’EAU SERA FOURNIE À PARTIR DU SYSTÈME DE COLLECTE DE BROUILLARD ?

Ces communautés, similairement aux autres 380 villages dans la région, vivent dans une situation de stress continu de manque d’eau.  Dans les villages, les gens utilisent une moyenne de 8 l/jour/personne, qui couvre à peine leur besoin en eau potable et sanitaire. Avec l’eau de brouillard dans les ménages, nous projetons une consommation de 30l/jour/personne, une projection raisonnée surtout quand on la compare à  la consommation urbaine du Maroc (85l/p/j). Le projet de brouillard fournira une moyenne quotidienne de 12 m3, avec 53% de l’eau de brouillard et 47% de l’eau souterraine pour l’ensemble des villages participants.  Nous comptons, grâce à notre projet R&D en cours avec l’ONG allemande Wasserstiftung, d’installer des filets plus performants et ainsi augmenter la part de l’eau de brouillard.

COMBIEN DE PERSONNES DE LA COMMUNAUTÉ SONT IMPLIQUÉES DANS LE PROJET DE COLLECTE DE BROUILLARD ?

Depuis le lancement du projet, la communauté y a participé activement mais à des degrés variés. Les jeunes hommes de la région sont aujourd’hui des spécialistes de la construction des filets capteurs du brouillard.  Mais, surtout, nous avons travaillé avec les femmes afin qu’elles gardent leur rôles ancestrales de gardiennes de l’eau.

COMMENT S’APPROVISIONNENT LES COMMUNAUTÉS EN EAU AUJOURD’HUI ?

La majorité des ménages possèdent des citernes comme le démontre notre première micro-enquête auprès de la population. Les ménages font la collecte de l’eau de pluie et de la rosée,  mais l’achètent les mois les plus difficiles et quand le besoin est grand.  L’eau achetée est livrée dans des camions-citernes.  Il y a aussi des puits ouverts, source additionnelle pour les communautés, mais c’est surtout le lieu où le s’abreuve.  Durant la saison sèche et à cause de la chaleur pendant la journée, les nappes phréatiques sont basses, les femmes doivent aller aux puits avant que le soleil se lève. Elles commencent à marcher à 4h, en traversant les distances de jusqu’à 5km. Ensuite, elles prennent leurs tours en remplissant leurs seaux, et doivent attendre afin que le niveau de l’eau puisse monter.

QUI SONT LES BÉNÉFICIAIRES, LES VILLAGES ET LE NOMBRE DES MÉNAGES ?

Pour cette partie pilote du projet, nous offrons la connexion à 5 villages, tous situés dans la commune rurale de Tnine Amellou, Quiadat de Mesti, Province de Sidi Ifni.  Au long de l’année, la population résidente est de 400 personnes, donc 40 grands ménages.  Durant l’été, quand les villages accueillent ceux qui reviennent pour la saison, nous offrons nos services à 80 ménages.  Ceci en plus du cheptel, qui représente une importante source de revenue dans la région.  

COMMENT VA LA COMMUNAUTÉ UTILISER CETTE EAU ?

Grâce à notre programme WASH (eau et hygiène), ateliers d’éducation-mobile, atelier de plomberie, et notre proximité constante de la population, nous avons offert des formations en gestion et sauvegarde des ressources. Les communautés utiliseront  l’eau comme d’autres communautés qui ont aujourd’hui l’eau à porté de main mais avec le savoir que cette eau a une valeur ajoutée: cette eau provient d’une source singulière qui est le brouillard.

QUESTIONS CONCERNANT LA RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT:

QUELLE SORTE DE RECHERCHE EST EN TRAIN DE SE FAIRE PAR RAPPORT À CE PROJET ?

Pour ce projet en particulier, il y a de la recherche en cours pour améliorer le rendement de l’eau. Nous envisageons également  de faire une enquête sociologique afin de faire le suivi et d’évaluer comment la ‘livraison’ de l’eau va changer la vie de ces communautés de l’Anti Atlas.

EST-CE QUE DAR SI HMAD EST IMPLIQUÉE DANS LA RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT ?

Notre premier partenaire de recherche est Dr. Vicky Marzol de l’Université de la Laguna. Dr Marzol qui a en cours une étude comparative entre le mouvement du brouillard au Maroc et son île natale les Îles Canaries.

Nous avons aussi fait une recherche approfondie avec le ATLAS institute, Université du Colorado, quand Dr. Dodson (alors encore doctorante) a mis au point un système de communication pour que les femmes des villages, peu ou pas lettrés, puissent continuer à garder leur rôles ancestrales de gardiennes de l’eau et ce en nous envoyant des messages et en restant connectées à DSH.

Nous coopérons aussi avec l’ONG allemande, la Wasserstiftung, et l’université technique de Munich.  L’objectif de cette recherche est d’optimiser le rendement des filets et de créer des unités capable de résister à des conditions climatiques rudes.  Ces unités sont appelés Fog|Collectors, qui se distinguent des grandes unités de collecte de brouillard.  En plus, la Wasserstiftung est engagée à faire de la recherche afin de créer une unité mobile, individuelle de collecte de brouillard.

L’ingénieur volontaire avec la Wasserstiftung vient de faire le design d’un nouveau système appelé le CloudFisher, une unité solide de collecte de brouillard qui ne se déchire pas et qui requiert un minimum de maintenance.  La BMZ allemande vient de financer la Wasserstiftung afin de construire 1600 m2 de ces CloudFisher qui constituent une vraie révolution au niveau de la technologie de collecte de brouillard.

QU’EST CE QUE LA STATION DAVIS ET COMMENT EST ELLE UTILISÉE DANS CE PROJET ?

La station météorologique est un outil scientifique important car elle nous permet de faire une corrélation et de comprendre les macros-mouvement du brouillard dans la région.  Cette information est vitale pour l’expansion du projet.  

QUESTIONS CONCERNANT NOS PARTENAIRES:

QUI SONT NOS PARTENAIRES ET NOS BAILLEURS DE FOND?

Nos Partenaires :

  • Communautés locales
  • Communes rurales Tnine Amellou, Mesti et Tangerfa
  • Province de Sidi Ifni
  • FogQuest, Canada
  • Université de la Laguna, Tenerife, Les Iles Canaries, Espagne
  • Tifawin Institute, Colorado
  • ATLAS Institute, Université du Colorado, USA
  • Wasserstiftung, Munich, Allemagne
  • Université Technique de Munich, Allemagne
  • Université Cadi Ayyad, Marrakech
  • Vera Campbell Foundation, California USA

Nos bailleurs de fond, par ordre chronologique de contribution au projet :

  • Derhem Holding
  • Fondation Si Hmad Derhem
  • Dar Si Hmad pour le Développement, l’Éducation et la Culture (porteur du projet, fonds à travers les projets générateurs de revenus)
  • Munich Re Foundation, Munich, Allemagne
  • Ambassade de Finlande, Maroc
  • Global Green Grants, Colorado, USA
  • Waterlines, New Mexico, USA
  • Agence du Bassin Souss-Massa, Agadir
  • Promotion Nationale, Maroc
  • USAID

QUELLE SORTE D’AIDE VOUS ONT ÉTÉ OCTROYÉES PAR VOS PARTENAIRES?

Aides techniques et financières

QUESTIONS CONCERNANT LA DURABILITÉ ET L’EXPANSION DU PROJET:

EST CE QUE DAR SI HMAD A DES AMBITIONS POUR ÉTENDRE CE PROJET?

Nous souhaitons agrandir et servir toute la circonférence de la montagne et offrir notre savoir-faire et expertise là où elle serait demandée.  

Nous venons de recevoir un financement important pour étendre le projet et inclure 8 nouveaux villages.

Et nous avons aussi effectué des transferts de connaissance avec des associations d’autres régions qui, comme les Ait Baâmrane, souffrent de manque d’eau.

COMMENT PROJETEZ VOUS DE FAIRE DURER CE PROJET?

Les communautés payent une contribution symbolique qui couvre les dépenses de maintenance des filets. Ces communautés ont participé et accueilli ce qui était au début une idée insensée.  Ils sont aujourd’hui en train de mettre sur pied une structure afin d’apprendre à gérer de manière intégrale le projet dans le future proche.